De Combarbala à Ovalle

Publié le par Jean Pierre


Parti plus tôt ce matin (7h30) j’ai eu l’immense honneur de saluer le soleil alors qu’il faisait son apparition au dessus des andes. Je profite du spectacle alors que je roule dans une jolie vallée baignée par la douceur matinale, ces vallées qui se succèdent en des paysages toujours différent. L’exposition au soleil fait de ces divers versants des environnements variés. Une fois couverts d’une végétation verdoyante puis d’une aridité incroyable ou encore, dès que l’eau fait véritablement son apparition, il deviennent royaume de la vigne.


Un premier arrêt casse croûte me permet de me protéger du soleil au alentour de 10h du matin. Là, arrive une « señorita » qui m’empreinte mon couteau et part aussitôt. Deux minutes après elle revient avec une grappe d’au moins 2kg de raisins blancs délicieux et comme à chacune de mes rencontres s’entame une discussion de ce type :

Señorita : « de donde  vienes ? »

Moi : « Francia »

Señorita : « solo ? »

Moi : « Si señora »

C’est bref mais le contact est là et c’est bien le plus important !

 

Moi je repars pour Monte Patria sur mes montagnes russes qui longent une rivière et un chapelet de vignes. Arrêt à Monte Patria pour le repas où, pour 2 euros 50, je me fait exploser la panse. Puis reprise de la route vers Ovalle avec cet éternel vent qui se met a souffler très fort de face mais je n’ai que 35km à faire même si ce sont les moins intéressants de la journée. Enfin, me voilà a Ovalle après 110km de pédalage où je me trouve une petite « residencial » dans cette ville animée mais qui manque de charme. Demain direction La Serena (90km).

 

Pour moi tout va bien, j’approche les 2000km alors que cela fait 20 jours que je suis parti de Buenos Aires. J’ai eu, je crois, une merveilleuse idée de monter un 34 dents sur ma roue libre sinon j’aurais été contraint, un certain nombre de fois, de poser pied à terre même si j’ai un 22 dents devant. Je vous laisse donc imaginer la difficulté de certaines ascensions.

 

Salut à tous et merci.

A toujours sur mon rêve...

Publié dans Chili

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jm et cath bourgeot 24/01/2010 11:46


Est-ce un voyage initiatique où seule l'introspection personnelle compte ?
Quelles sont les limites entre reves et onirismes ? Que vas- tu apprendre sur toi ?
Ton chemin, actuellement, te fait découvrir une réallité hors du temps, où les couleurs, les senteurs, les cultures sont pour toi et pour nous qui te lisons un vrai bonheur de partage.
Toi qui nous a habitué à tant d'exploits sportifs, n'empiles pas que des km , regardes par dessus les sommets.
A bientôt sur ton aventure.
bis
JM etcath


CHASSANG Bernard 23/01/2010 10:57


salut mon Jean-Pierre, bravo pour ce que tu fais tu nous étonneras toujours. Pensons à toi. Famille chass.


berthommier jean paul 23/01/2010 10:46


salut Jean Pierre, bravo pour la performance :superbes photos, continu dans ton rêve... bon courage pour la suite, au retour les routes du bourbonnais te paraîtront bien tristes.


maryvonne robert 22/01/2010 22:38


femme de coureur dans les annees 63 -71 deja admirative de ce sport j 'avoue que la ça me laisse beate d 'admiration .quel courage.c 'etait deja pas facile en peloton mais en solo .bravo je supose
que le decore et les rencontres recompensent les efforts. alors.que votre reve se realise .


Jean-Philippe 22/01/2010 22:18


Profite bien de La Sérena c'est une belle station balnéaire "même si l'eau est un peu froide" car après tu vas vite arriver au désert de Atacama (500 ans sans pluie...) chaque goute d'eau vaudra de
l'or !!!
Bonne route