Caracollo-Cochabamba

Publié le par Jean Pierre

 

Salut,


Caracollo-Cochabamba10Je suis arrivé à Cochabamaba, enfin presque, je suis dans la banlieu de cette gigantesque ville. Après 190km avalés aujourd’hui, il est 19h45 quand j’arrive alors je m’engouffre dans le premier « alojamiento » que je trouve. Je pars à 6h30 de Caracollo traversant une plaine bien monotone puis au 15 eme kilomètre j’attaque le premier col qui monte doucement en contournant tous les monts puis, comme d’habitude, les derniers kilomètres sont plus raides. Les montagnes sont couvertes d’une herbe basse qui leurs donnent l’allure de dômes pelés. A 11h, pris de fringale, je m’arrête à Japo un « pueblo » vide de vie où j’y trouve tout de même une « tienda » où il n’y a que des œufs, du pain, quelques boîtes et des gâteaux. Après discussion l’ancien qui tient la boutique me prépare une super omelette dont je me régale dehors. Il fait très froid, à peine 10 degrés, car je viens de passer un col à 4500m d’altitude. Pour me réchauffer et malgré le temps couvert je repars et prends un peu de pluie avant d’arriver a Confital où j’ai prévu de dormir après 80km. Mais le village est vraiment triste et il n’y a rien alors je repars en espérant trouver quelquechose plus loin. Après 500m j’entame une belle descente et j’arrive gelée au pied à cause de la pluie. Pour me réchauffer encore, j’entame le 2eme col de la journée dans une superbe vallée. La pluie cesse alors que j’entame la descente.


Depuis Confital le paysage est complètement différent, plus vert, plus dense, plus jolie.


Caracollo-Cochabamba4J’attaque le troisième col, moins pentu mais tout aussi dur car les jambes commencent à fatiguer. Heureusement, je rencontre pas mal de « pueblo » non indiqués sur la carte où j’en profite pour faire de petit ravito. L’atmosphère se réchauffe mais je suis encore à plus de 4000m. Le compteur affiche 120km et il est 17h alors je réfléchis sérieusement a monter la tante sur le bord de la route mais je fais 1km de plus et je sors sur une vallée, à 80km de Cochabamba, qui semble me permettre de laisser couler le vélo sans effort. Je m’y laisse porter et je prends vite mon pied avec des passages à plus de 80 km/h ! Je m’éclate a doubler les camions et les cars qui descendent debout sur les freins. Je mets 1h15 pour arriver en bas avec les traditionnelles prises de photos. En bas il me reste 20 km que je fais à la rame pour arriver enfin dans la banlieue de Cochabamba alors qu’il est 19h45. Je trouve un alojamiento avec des petites cantines en face, très bien après cette journée de fou ! Je suis exténué mais heureux.


Demain je rentre dans Cochabamba.

 

A toujours sur mon rêve...

 

Publié dans Bolivie

Commenter cet article

claude berger 21/02/2010 18:48


encore bravo tu nous fait rever avec ton blog.........
le fcg..........


débonico vogondy 20/02/2010 11:43


comme souvent nous passons sur ton blog pour suivre ton rêve et nous en profitons pour te faire un petit coucou!! nous sommes ravis que tout se passe bien pour toi, un rêve qui devient petit à
petit réalité!
bisousss


Jean-Loup 18/02/2010 23:36


Merci toutes les descriptions de ton environement et pour les sensations en vélo j'imagine sans problèmes, chapeau bas et respect! A bientôt j-P


eric collas 18/02/2010 21:32


190 km avec du dénivelé, de la pluie, des ravitaillements aléatoires et des températures fraîches, ça doit favoriser l'affûtage !! attention de ne pas sauter de repas et de bien digérer avant de
prendre le bus (bientôt une photo en tant que chauffeur ??) !! :o)

en tout cas, respect !!! et bonne suite ...


eric collas 18/02/2010 21:24


190 bornes avec du dénivelé, des ravitaillements aléatoires et des températures fraîches, ça doit favoriser l'affûtage !!! attention de ne pas sauter de repas et de bien digérer avant de prendre le
bus (bientôt une photo en tant que chauffeur ???) !! :o)

... en tout cas, respect !!