Réflexion

Publié le par Jean Pierre

Bientôt 3 mois sur les routes d’amériques latines et sur un rêve un peu fou. D’abord, le changement radical des habitudes. Habitudes alimentaires où je m’aperçois que l’on mange beaucoup trop dans nos vies. Hygiéniques ou l’on doit s’accommoder de conditions très précaires. Physique où le corps peut supporter bien plus que l’on ne pense. Moral car dans une telle aventure il est primordiale d’être toujours dans le positif dans toutes les circonstances et savoir se remettre très vite dans le bon sens. Mais surtout, afin de vivre ces changements le plus important est d’aimer la vie, et savoir la chance que l’on a d’être vivant et savoir s’émerveiller du ciel, des étoiles, du soleil, du vent ou encore de la pluie, la mer, la terre et enfin toutes ces choses essentielles a notre vie que nous sommes en train de détruire doucement. Garder une âme d’enfant à travers le rêve et l’espoir c’est, je crois, préserver un regard favorable a tout cela.


Ensuite, que dire de l’intérêt porté par beaucoup d’entre vous sur ce voyage qui devait être très personnel. Pour moi, tout d’abord, c’est la découverte de l’écriture et la recherche des mots et de l’émotion que cela peut procurer au lecteur qui doit lui permettre de s’imaginer ses propres paysages et donner ses propres formes à toutes rencontres. En fait, fuir la réalité d’une vie monotone et partir sur les traces des fées du rêve. De m’apercevoir aussi que j’aime la solitude immergé, c'est-à-dire le sentiment d’être seul, au milieu du monde, à observer la vie. Je ne cherche pas le contact mais l’accepte avec un immense bonheur. Je me rends définitivement compte que l’on vit très bien sans tout ce superflu dans lequel on baigne continuellement dans nos sociétés basés sur la consommation à outrance. Que le conditionnement de chaque individu commence de plus en plus tôt sans que personne n’arrive à dire STOP. Génération perdu dans le paraître et le « laisser faire » sans se mouiller mais attention la porte est entrouverte et dominé par un sceau d’eau bien froide tout juste en équilibre.


Les manques se résument pour moi à la famille, les amis et tout ces petits instants personnels de bien être festif et la perte, depuis le départ, de ma musique, celle qui me permet de partir haut dans le ciel en rêvant les yeux ouvert dans la réalité de mon quotidien.


Aujourd’hui, mardi 22 mars, j’ai une pensée particulière pour mes collègues de travail qui vont entamer une grève suite au refus de l’amélioration de la qualité de nos salaires et condition de vie dans l’entreprise. Alors, bien que loin de vous, je suis solidaire. Je suis à Salta en Argentine et toujours les pieds sur terre et à mon retour je serais toujours prêt à me révolter contre se système où compte le profit bien plus que l’être humain qui lui est considérer comme quantité négligeable.

Les voyages forment la jeunesse. Je m’en rends compte tout les jours au vu de tous ces jeunes et moins jeunes qui voyagent sur ce continent formidable. Cela permet au plus sage de préserver cette envie de vivre jusqu’au bout sans se poser de questions.
 
Monsieur Jacques Brel disait : « Il nous faut bien du talent, pour être vieux sans être adulte ».

A toujours sur mon rêve...

Publié dans Argentine

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eric collas 31/03/2010 21:35


enfin le retour du feuilleton andin qui fait bien du bien !! surtout par le temps maussade qu'il fait en ce moment ...

en plus, on nous bassine tous les jours avec cet allongement inéluctable d'années de cotisations et ton rêve tombe à pic pour nous ouvrir les yeux et nous inciter à franchir le pas ... surtout ne
pas attendre qu'il soit trop tard ...

continue d'en profiter à fond, loin du superflu !!