Potosi... déjà

Publié le par Jean Pierre

Salut,


et bien me voilà déjà à Potosi. Parti ce matin sous un temps couvert de Sucre j’ai très vite trouvé une petite pluie fine qui m’a suivie pendant une dizaine de kilomètres avant de retrouver le soleil. Depuis là sortie de Sucre je descends dans une grande vallée ordinaire puis au kilomètre 20 j’attaque le premier col de la journée, une dizaine de kilomètres pas trop dur ce qui m’arrange pour remettre les jambes en ligne. A ce moment là un coursier me double, il roule bien, j’ai d’ailleurs été surpris par le nombre de cyclistes rencontrés à Sucre.


Je bascule dans une autre vallée plus sympa puis avale deux cols d’une dizaine de kilomètres puis je m’arrête à Millares pour déjeuner car le prochain « pueblo » sera Betanzos, où je dois dormir. Alors, après le repas c’est une bonne vingtaine de kilomètres de monté qui m’attendent à nouveau pour atteindre plus de 4000m d’altitude. J’atteins un plateau très jolie où le vent est favorable mais bien frais. Je descends alors en pente douce en direction de Betanzos que j’atteins à 15h30 après 120km. Là, une surprise de taille m’attend, aucune place de libre dans les « alojamientos » de ce village ! Impossible de camper ici, la pluie arrive, les choses se compliquent ! Mais c’est sans compter sur la beauté de ma condition de voyageur qui me permet de tout envisager et ceci à n’importe qu’elle seconde. En effet, alors que je suis dans une situation délicate, un homme m’aborde et entame une discussion sur ma présence ici, ma provenance, ma destination... Potosi ? J’y vais aussi me dit-il ! Et voilà, il y a 5-6 minutes j’étais en difficulté et maintenant je suis à l’abri dans l’habitacle du pick-up de ce « sauveur du jour » bien sympathique alors que mon vélo trône sur le plateau derrière moi ! La pluie fait son apparition et je crains un peu pour mes affaires qui sont dans les sacoches sous la pluie, on verra bien. Mon chauffeur me dépose à 3 kilomètres du centre de Potosi, le temps pour un déluge incroyable se s’abattre sur la ville transformant les rues en véritable torrents. Moi je m’engouffre dans le premier « alojamiento » que je trouve, trempé et gelé. Je déballe vite mes affaires et constate avec soulagement que mes affaires ont été protégées par les sacs plastiques que j’utilise comme imperméabilisants, ouf ! Je prends vite une douche bien chaude et j’enfile des vêtements épais. Ensuite, je file en direction du mercado centrale afin de boire une boisson bien chaude et enfin je m’adonne à mon rituel de vagabondages afin de capter l’atmosphère de cette ville nouvelle. Un bon repas et je file me glisser sous les épaisses couvertures car ici il ne fait pas chaud.


Je pense rester ici une ou deux journées afin d’aller voir la célèbre mine d’argent et me balader un peu en attendant que le temps se calme.

 

A toujours sur mon rêve...

Publié dans Bolivie

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jean-pierre Szymonik 05/03/2010 09:23


C'est un peu de chaleur que tu nous donnes et un superbe dépaysement. Merci pour tes photos et tes commentaires.
Profites et savoure, ce merveilleux challenge.
jps


J-Loup 02/03/2010 21:16


Merci pour toutes ces descriptions dépaysantes mais oh combien apréciables, pour nous "semi-sédentaires", en mal de mouvements et sensations inhabituelles. Bonnes routes à toi !


Aubreton Philippe 01/03/2010 18:52


salut jp

merci pour nous faire partager ton reve que de belles aventures et photos . continue bien on en redemande .......... courage

philippe aubreton


Alex 28/02/2010 21:56


Salut Jean-Pierre je suis tombé sur ton blog un peu par hasard car je cherchais des infos pour me preparer pour un raid et du coup j'ai lu tout ton blog avec passion. Merci de faire partager ton
rêve chaque jours ou presque. @+ et bonne route et surtout profite à fond de ces instants magnifique. Alex


personne 28/02/2010 14:21


si tu vas a la mine , mefie toi de se cette ordure de sullivan!!!