Autofagasta-Sierra Gorda

Publié le par Jean Pierre

Salut,

je suis parti ce matin (29/01) à 6h15 d'Autofagasta où il faisait encore nuit lorsque je suis monté sur le vélo. J'ai donc mis les lumières pour une bonne heure. Pas le temps de s'échauffer car ça grimpe tout de suite et pendant 12km. Je monte dans les gorges d'une "Quebrada" encaissée, pentu et très sombre. Les Andes, à cet endroit, sont faites d'un mélange de terre, de sable et de cailloux qui donne une couleur très terne, presque noir, au paysage qui m'entoure. Passé le sommet de ce premier col je sors, avec le soleil, sur un plateau désertique. Mon ami le vent est aujourd'hui un ennemi car il souffle de face alors que je pédale sur de longues lignes droites montantes. Je pars aujourd'hui du niveau de la mer pour atteindre El Tatio à 5450m en passant d'abord par Calama qui se situ tout de même à 2350m. Sur la route pour rejoindre Sierra Gorda, ou je suis ce soir, je ne croise qu'un seul "pueblocito" où je m'arrête d'ailleurs pour déjeuner et faire une pause de deux heures. Je ne peux pas patienter plus car je suis trop impatient, je repars donc en pleine chaleur avec assez d'eau pour les 75km qui m'attendent. Mais je dois être chanceux car le vent me pousse maintenant dans le dos afin de faciliter mon trajet ce qui fait qu'en moins de trois heures j'atteins mon but. Mon trajet fût, dans sa première partie, gaché par des fils électriques peu esthétiques longeant la route et, dans sa deuxième partie, ponctué de multiples petites "oficina" de salpetre en ruines. Sur la route la chaleur était atténué par le vent mais ici, dans le village, c'est un véritable four. Il doit faire près de 45 degrès alors je vais passer la soirée tranquille afin de recharger les batteries.

Je repars tôt demain matin pour effectuer les 65km qui me séparent de Calama. J'aimerais l'atteindre vers 10h afin de pouvoir visiter la célèbre mine demain après midi (si je peux ). Comme chantait Capdevielle : "Quand t'es dans le désert, depuis trop longtemps, Tu t'demandes à qui ça sert, Toutes les règles un peu truquées du jeu qu'on veut t'faire jouer, Les yeux bandés." Et bien moi je me pose bien la question et en attendant je monte, je monte vers mon rêve, ses Andes profondent que j'attends depuis si longtemps. Je vais monter si près des étoiles et du soleil mais ne vous inquiétez pas je ne me brulerais pas les ailes, j'aime trop la vie.

A toujours sur mon rêve et dans mes délires...

Publié dans Chili

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gondoux yanick 06/02/2010 10:06


.lorsque la tête est aussi performante que les jambes le récit devient complémentaire de l'aventure elle même.Que cette expérience soit un exemple pour tous ceux qui doutent et en particukier les
jeunes qui recherchent la confiance en eux. J'éspère Jean Pierre que tu as prévu dés ton retour de faire le tour des écoles. En tout cas je t'invite à venir faire partager ce périple auprès de ceux
pour qui ce voyage est un vent d'air frais.Les jeunes de la ROMYA comptent sur toi pour leur transmettre toutes ces valeurs sportives et humaines.
Bonne continuation et encore merci

yanick GONDOUX


taillon sebastien 03/02/2010 20:42


salut continu ta route ainsi elle est magnifique ,je doit dire que tu nous manque a tous ici ,continue ta route a fond boit pas trop de biere quand meme ,bon vent ,teten


Parsol Patrick 31/01/2010 23:40


Salut l'artiste!
4 jours sans te lire que c'est long!
Un grimpeur est né?
A+
Patrick


Jean-Philippe 31/01/2010 23:05


Je pense que tu vas maintenant entrer dans des coins encore plus éloigné de notre civilisation... Raconte vite, j'adore découvrir cette culture totalement différente à la notre... Bon voyage et
ouvre grand les yeux !!!


Nicole'Michel 31/01/2010 17:20


Bravo Jean-Pierre , tu nous émerveilles tous les jours par tes commentaires et photos
On reconnait ta détermination empreinte d'une certaine dose de sagesse..... vive la vie
Biz