Au rythme du Pacifique

Publié le par Jean Pierre

Salut,

 

Je pars ce matin à 6h30 de Copiaco afin d’éviter la chaleur. J’ai 80km à effectuer pour atteindre ma prochaine étape Caldeira. Ça commence fort, en effet la sortie de la ville est magnifique car elle est encaissée dans les contreforts des Andes. J’ai alors tout loisir d’apprécier son éveil (dommage que je ne puisse pas prendre de photo a cause du flash). Le jour se lève et la « Quebrada* » que je traverse est impressionnante de fertilité et de douceur alors pendant près de 20 kilomètres je prends de multiples photos. Puis, la vallée s’élargie, offrant toujours plus d’arbres fruitiers, de vignes et de vastes étendues maraîchères en tout genre.

 

Au kilomètre 40 je vire à droite brutalement afin d’entreprendre une ascension qui me mène sur un plateau désertique où la chaleur règne déjà alors qu’il est à peine 8h. J’arrive à Caldera il est 10h. Ce petit village de pêcheur est touristique, j’y fait un tour puis effectue ma première pause ravitaillement faite d’un petit café et d’un peu de gâteau qui me requinque. J’effectue une ballade sur le quai de cette petite cité portuaire puis sur la place centrale. Je rencontre alors un ancien qui, curieux de me voir avec cette machine chargée, m’interroge et me décris la route qui me mènera vers Cañaral. « Hasta luego », je pars à la recherche d’un repas « barrato* » qui, une fois ingurgiter, me pousse irrémédiablement dans les bras de Morphée pour une petite sieste à l’ombre d’un arbre.


La chaleur est intense au réveil mais le vent violent la rend plus supportable. A cet instant me prend l’idée de repartir. Il est 16h, je fais le plein d’eau et de pain afin de reprendre la route mais pour combien de temps ? je ne sais pas. Il y a plusieurs « pueblocito » sur la route, je verrais bien ! Je longe le majestueux Pacifique mais cette fois je suis accompagné par le soleil. Les jambes tournent toutes seules, certainement aidées par le vent arrière qui me pousse. Bercé par le vombrissement des énormes vagues du Pacifique je file au milieu d’un nomad’s land fait de rocailles et de sable. Le parcours dénué de véritable difficultés depuis mon départ de Copiapo ce matin j’arrive plus vite que je ne le pensais à chañaral après 180km de pédalage. Il est 19h30.

 

Plusieurs discussions avec les habitants d’ici me pousse à prendre une décision. Je me rendrais demain a Autofagasta par le bus de midi. En effet, longue de près de 400km et vierge de toute vie, la route qui me sépare de cette ville pourrait être dangereuse. Ma capacité de portage limité et mes besoins en eau énorme avec cette chaleur pourrait me faire courir des risques qui dépasserait la limite du raisonnable. Je suis là pour le rêve pas pour l’exploit. Demain soir je serais donc a Autofagasta où je resterais une journée avant de prendre la direction de Calama et San Pedro de Atacama.

 

A toujours sur mon rêve…

 

 

Quebrada : Rivière torrentielle encaissée.

Barrato : Pas cher.

Publié dans Chili

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Jean-Philippe 27/01/2010 23:14


Tu vas enfin faire 400 bornes en bus... C'est bien, il faut te méfier c'est long 5 mois sous un soleil de plomb avec un vélo de 50 kg (ménage ta monture pour aller encore plus loin dans tes
rêves)........... Bon vent


Nicole'Michel 27/01/2010 16:14


Salut papy,chaque jour tu nous fais rêver
un peu plus....la cuisine de l,Amérique du Sud semble mieux te convenir que celle de Chine......
Amitiés.
Nicole, Michel.