Vendredi 28 mai 2010
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14:58
D´abord,
il y a le voyage.
Celui que l´on reve,
depuis des annees,
lui que l´on a imaginé
tellement beau
tellement fou
qui ne fait que grandir
et qui saoul toutes les nuits
avec ces reves.
Mais au reveil matin
les yeux embrumés
le reve divague.
Il y a le voyage,
celui que l´on fait,
celui que l´on vi,
avec ses plaisirs
avec ses joies
avec ses rencontres
avec ses villages
avec ses payasages.
Et puis,
ses moments difficiles
ses instants de solitude
les envies d´amis
la pluie.
Et puis il y a les autres,
ceux des villes
que l´on regarde
que l´on observe
en etant la, assis sur un banc
ou immobile au coin d´une rue.
Cette fourmilliere humaine
qui n´en fini pas de vibrer,
qui a oublié le reve
dans le royaume du paraitre
ou l´argent roi
depourvu d´humanisme
trop egoiste.
Et il y a moi,
qui me debat,
qui surnage,
au milieu de tout cela,
doux reveur idealiste.
Et puis, et puis
il y a la vie
celle dont on reve
et celle que l´on vit
ou l´on fait au mieux...
A toujours sur la vie et dans le reve...
A toujours sur le fil de la vie ou je vais continuer a faire l´equilibriste, les yeux bandé par le reve...
Par Jean Pierre
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Mercredi 19 mai 2010
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14:50
Salut ,
voila huit jours que j´ai posé mon velo et mes sacs ici a l´auberge Carlos Gardel et que je suis a vagabonder dans les quartiers tous tres differents. Il y a beaucoup de places
et de parcs dans cette ville immense, plus d´un tiers de la population Argentine est concentrée ici, sur 1 pour cent du territoire Argentin. J´ai surtout pris beaucoup de repos et pas mal de
lecture assis a droite a gauche sur des bancs, sous un soleil au couleur d automne. Et me voila a quelque jours du retour avec un certain plaisir et pas mal de doutes aussi pour la suite de mon
histoire.
A toujours sur le reve...
Par Jean Pierre
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Publié dans : Argentine
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Mardi 18 mai 2010
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14:44
Et bien me voila revenu au point de depart quatre mois et
demie se sont écoulé que je n´ai vu passer.
Montevideo - Buenos Aires
Le trajet separant les deux villes et
les deux pays je les fait de nuit , apres 3 h de bus , 2 h d´attente dans le froid de la nuit puis 3 h sur le bateaux. Me voila posent les pieds de nouveau a Buenos Aires. La boucle se referme je
vais passer deux ou trois jours tranquilles pour recuperer et voir la suite que je vais donner a ce periple. Physiquement, je n´ai pas eu de problemes et moralement un petit doute a Vilazon (vol
de mes papiers), puis un plus gros lors de ma traversée du Bresil et la semaine de déluge qui c´est abattu sur le Parana . Mais j´ai la chance de vite me remettre en ligne car le reve ainsi que
ma folie, eux, ne m´ont jamais quittés.
Mes premieres heures a Buenos Aires ont été reservés au someil bien reparateur et a la flanerie dans le quartier de San Telmo ou j´ai élu domicile pour
ces dernier jours. Si pres du retour et si loin de tout ce quotidien qui helas m´ouvre de nouveau ses bras je crois que je ne pourrais plus les refermer et me tenir inerte, je resterais
insouciant et doux reveur, aimant la vie jusqu´a la fin et vivre !
A toujours sur la vie et dans la folie du reve éternel...
Par Jean Pierre
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Publié dans : Uruguay
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Jeudi 13 mai 2010
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10:16
Salut ,
Chuy - Jose ignacio
Après le passage de la douane qui c'est
effectué « comme une fleur » en cinq minutes, je file sur les habituelles routes rectilignes, plates et où règne un fort vent de face. Au kilomètre 30 arrêt café sous un abri bus et un
grand soleil qui me réchauffe. Ce matin c'était bien frais avec 5 à 6 degrés. Là, surprise, deux gars s'arrête et discute un peu avec moi. 15 minutes plus tard je suis roulé en boule à l'arrière
du pick-up. Me voilà donc arrivé à Rocha, 90km plus loin, il est 10h30. Je devais dormir ici alors je reprends la route (plus vallonnée cette fois ci) et je roule sur la bande d'arrêt d'urgence
car il n'y a pas d'autre possibilité que cette autoroute. Au bout de 100km, lasser, je bifurque pour rejoindre Jose Ignacio que je pense être un petit village de pêcheur à une dizaine de
kilomètres. Mais à ma grande surprise je tombe sur une ville fantôme ! Des résidences secondaires toutes plus vides les unes que les autres, pas âmes qui vivent ! Alors, je squat un jardin pour y
monter ma tente. Après un petit repas je file au lit avec 140km dans les jambes.
Jose ignacio – Atlantida
Après un réveil dans le froid (pas plus de 3 ou 4 degrés ce matin) je pli tout et prends la route a jeun. Je m'arrête 15km plus loin, dans une
station service, pour un brin de toilette et un petit déjeuné. Puis, j'effectue 60km sur un genre de « Promenade des anglais » où trônent des propriétés hallucinantes. Je ne connais pas
le niveau de vie en Uruguay mais ici il est très haut, à coup sûr ! Pour moi, c'est retour sur l'autoroute pour 70km avec quelques digressions de 4 à 5km pour aller longer de magnifiques plages.
Arrivé à Atlantida le ras le bol me prend et je m'installe dans ma résidence secondaire à moi, une station service. Je plante ma tente derrière celle-ci pour la nuit.
Atlantida – Montevideo
Réveil toujours dans la fraîcheur du matin mais avec un grand soleil pour compagnon. J'effectue les quarante dernier kilomètres qui me séparent de
Montevideo, une ville énorme ! J'y trouve une hospedaje près du port, tranquille. Je vais rester ici demain afin de récupérer puis je prendrais le buis et le bateau afin de me rendre de l'autre
côté de l'estuaire de la Plata, à Buenos Aires où je serais jeudi matin.
A toujours sur la vie et dans nos rêves...
Par Jean Pierre
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Publié dans : Uruguay
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Mercredi 12 mai 2010
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11:26
Salut,
Et bien voilà, ce soir j'en ai fini avec mon passage au Brésil.
St Jose do Norte – Chuy
Après une petite ballade matinale d'une heure dans les rues désertes de St José, je file à l'embarcadère pour la traversé vers Rio Grande. A 8h
le bateau arrive et charge camions, voitures et cyclistes pour 1 heure de traversée dans la fraîcheur du vent matinal. Une petite grisaille nous accompagne aussi. Dès la descente je file en
évitant de traverser Rio Grande. Je me retrouve sur un bras d'autoroute où une file ininterrompue de camions m'accompagnent pendant 35km avant que je ne tourne sur ma gauche en direction de Chuy.
D'un coup d'un seul je me retrouve seul sur une ligne droite de 250km avec vent de face !
Au kilomètre 70 je devais trouver un village (répondant au nom de Taim) et finalement je tombe sur une simple
usine dans laquelle je trouve un réfectoire pour manger (très bien d'ailleurs). Je repars à nouveau car je dois m'arrêter dormir dans le village de Curral Alto 70km plus loin. La route atteint le
comble de la monotonie n'offrant rien au regard, pas même un seul véhicule. Arrivé à destination je me retrouve à nouveau face à une usine où, comme la précédente, on trouve tout à l'intérieur
mais pour les ouvriers ! Je ressors donc et aperçois un bus, je me jette quasiment sous ses roues et 5 minutes plus tard je suis assis bien au chaud car dehors la température à bien baissé, à
peine 15 degrès. Je parcours confortablement 110km pour arriver à Chuy, à la frontière Uruguayenne. C'est une ville unique dont le boulevard central sert de frontière. Ce soir je dors en
Uruguay.
Je quitte donc le Brésil sans trop de regrets car cette infime partie du pays ce fût pas fantastique mis à part le
séjour génial à Barra do Lagoa.
Un petit mot pour pierre, j'ai appris pour ton accident. Surtout garde le morale et tout passera très vite .
Un autre pour tous les retraitées qui non pas la possibilité de voyager pour causse de trop petites retraites. Si je peux vous permettre de voyager un peu, mon voyage n'aura pas servi a rien.
Et enfin, Frank, cela sera avec un énorme plaisir que j'honorerais ton invitation car Yzeure est ma ville de cœur et tu sais combien son club cycliste tient en moi une place
importante.
Après celle du CCI de Montluçon, vais-je devenir conférencier (sic) ??!!
Et a tous les autres amis qui suivent mon périple, je vous remercie tous de votre soutien moral. J'espère vous donner l'envie de réaliser vos rêve. Rien n'est impossible a qui le veut, vivez
avant qu'il ne soit trop tard !
A toujours sur la vie et dans le rêve...
Par Jean Pierre
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Publié dans : Brésil
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